Comment Gérer les Questions Répétitives chez les Personnes Atteintes de Troubles Neurocognitifs ?

Un sujet qui peut parfois être un défi pour les familles et les proches aidants : les questions répétitives chez les personnes atteintes de troubles neurocognitifs. Ces questions incessantes peuvent être déconcertantes et frustrantes. Comme intervenant, que proposer pour améliorer la situation ? Avec les bonnes informations en tête, tu peux proposer des stratégies pour aider les familles et leurs proches à se sentir plus calme et plus sécurisé dans leur environnement.

  1. Adapter l’environnement : Comme tu le sais, les personnes atteintes de troubles neurocognitifs peuvent avoir des difficultés à enregistrer de nouvelles informations. En particulier, lorsqu’elles ne sont pas routinières. Recommande aux familles d’adapter l’environnement en inscrivant les réponses sur un outil de “mémoire externe” comme un carnet de famille, un calendrier, ou un agenda.
    1. On écrit la réponse à la question répétitive.
    2. On réfère la personne à l’outil de mémoire externe en répondant par exemple : “Qu’est-ce que tu pourrais faire pour le savoir ?

Vous pouvez aussi utiliser un calendrier numérique pour aider le patient à se repérer dans le temps. D’ailleurs, ce modèle québécois permet de faire apparaître une note au moment désiré, pour dire, par exemple “Salut Lise, je m’occupe de payer ta facture de téléphone comme prévu. Bisous”

  1. Ancrer les informations : La mémoire fonctionne souvent mieux lorsque les informations sont ancrées à des éléments familiers. Encourage les familles à lier les informations que le patient oublie à des éléments bien ancrés chez lui. Aide-les à répondre en remettant le proche en contexte :

Imaginons que le patient pose continuellement la question : « Qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui ?« . Au lieu de répondre simplement : « On va chez le médecin« , vous pourriez suggérer à la famille de dire quelque chose comme : « Aujourd’hui, nous allons à la clinique voir ton médecin de famille, le Dr. XY. La dernière fois que nous y sommes allés, tu as dit que tu avais mal au genou. As-tu encore mal ? Nous allons discuter avec le Dr. XY à 10 heures pour trouver une solution.« 

  1. Donner des réponses concrètes : En tant qu’intervenant, tu peux recommander de donner des réponses concrètes et rassurantes autant que possible. Tente de repérer dans le discours du proche aidant si les réponses données à leurs parents sont abstraites ou incertaines. Elles peuvent contribuer à l’anxiété et aux questions répétitives.

Supposons que le patient demande : « Est-ce que ma nièce vient cette semaine ? » Et que le proche ne soit pas sûr de la date exacte de sa visite. Plutôt que de répondre de manière incertaine en disant « Elle viendra peut-être la semaine prochaine, mais je ne sais pas quel jour exactement », il peut être plus efficace de donner une réponse rassurante et concrète. Tu pourrais dire quelque chose comme : « Oui, ta nièce viendra te rendre visite jeudi prochain. Nous avons convenu de prendre un café ensemble à ce moment-là. Tu es impatient de la revoir, n’est-ce pas ? » En fournissant une réponse claire et en ajoutant des détails concrets sur la visite prévue, cela peut aider à apaiser l’anxiété du patient et à réduire les questions répétitives. S’il y a un changement, vous pourrez le nommer en temps et lieu en fonction des questions.

  1. Rassurer et être vigilant : Souligne l’importance d’être vigilant lorsque les questions répétitives viennent d’une incompréhension ou d’une anxiété. Encourage les familles à changer de stratégie ou à déplacer le patient loin de la situation qui suscite de l’anxiété si nécessaire.
  1. Utiliser le « mensonge blanc » avec précaution : Enfin, utiliser le « mensonge blanc », avec précaution, pour éviter des questions répétitives et rassurer le patient. Assure-toi que le proche aidant comprenne que cette technique doit être utilisée de manière réfléchie et ne doit pas créer de confusion supplémentaire.

En conclusion, ton rôle en tant qu’intervenant est important dans la gestion des questions répétitives chez les patients atteints de troubles neurocognitifs. En offrant des stratégies adaptées et un soutien précieux aux familles, tu peux réellement améliorer la qualité de vie des patients et de leurs proches. Les patients subiront moins de reproches et les proches seront moins irrités.

Si tu aspires à te sentir plus confiant dans ton rôle, à poser les bonnes questions aux familles pour proposer des solutions adaptées, je t’invite à découvrir ma formation offerte en ligne en cliquant ici. En participant, tu développeras tes compétences pour mieux comprendre et gérer les situations liées aux troubles neurocognitifs, tout en offrant des solutions concrètes aux défis cliniques.

En somme, que tu choisisses ou pas de suivre ma formation, j’espère sincèrement que ces conseils te seront utiles dans ta pratique quotidienne. Ton engagement envers l’amélioration de la qualité de vie des patients et de leurs familles mérite d’être su et reconnu !

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